Brèves Présidentielles 2022

Avec Jean de La Fontaine

« La Chauve-Souris et les deux Belettes »

         A la veille du Nouvel An 2022, je publiais une petite chronique intitulée : « Où va la France ?

Où va Macron ?

Où allons-nous ?

Où vont les soignants ?

Avec le concours de Jean de la Fontaine : « Oiseau » ou « Souris » ?

« La Chauve-Souris et les deux Belettes »

Qui le sait vraiment ? »

 Au rythme effréné des Présidentielles, les sondages, les paroles, les experts, les médias en tout genre, le verbiage, les faux bruits et les fausses prévisions, le tam tam quotidien… les fausses promesses alors que la France n’a plus d’argent, pourquoi ne pas rappeler la chronique que j’avais publiée avant le Nouvel An, la fête de Pâques le mérite bien ? N’est-ce pas ?

         Dans cette chronique relative au Président actuel, je faisais référence à un article du Figaro des 18 et 19 décembre 2021, dans lequel Jérôme Jaffré citait La Fontaine :

         « On pense à La Fontaine » : « Je suis oiseau, voyez mes ailes, je suis souris, vivent les rats. »

         Les deux finalistes « démocratiques » ont engagé un sprint médiatique qui en dit long sur notre santé politique, déjà entamée par la Covid, par la guerre en Ukraine, et aujourd’hui par l’inflation.

         Les Législatives ouvriront-elles une nouvelle page de cohabitation républicaine issue d’un combat digne de cette Fable ?

         Les enfants en trouveront peut-être la réponse dans un Œuf de Pâques !

                Jean Pierre Renaud

Où va la France ?

Où va Macron ?

Où allons-nous ?

Où vont les soignants ?

Avec le concours de Jean de La Fontaine : « Oiseau » ou « Souris » ?

            Qui le sait vraiment ?

Avec un Ego « à Nul Autre Pareil » et une équipe de courtisans digne des anciennes Cours du Roi, mais sans Fou du Roi ?

Une lecture personnelle :

–  Je Fais Mon Marché Politique !

Je fais mon marché politique,  je suis un marchand de paroles, et même de chèques,  en fonction de mes cartes algorithmiques de l’opinion publique, ses points forts ou ses points faibles.

2 – J’AgiteMes Drapeaux,  comme Sun Tzu, je les agite dans tous les sens, mais sans avoir la colonne vertébrale et les forces territoriales nécessaires dudit !

Donc sans stratégie, sans hiérarchie d’objectifs : les « en même temps » ou les « quoiqu’il en coûte » sont vides de sens stratégique !

Par ailleurs, chacun sait que les Marcheurs ne constituent pas la colonne politique territoriale dont j’aurais besoin pour gouverner et pour me faire réélire !

Faute de cela, je continue à faire de « l’indirect », de la pseudo-démocratie, je passe à côté des institutions républicaines, je débauche des Républicains, ou  des Socialistes, je sature les médias, chaque jour, images et verbes, mises en scène, comme au cinéma, en comptant sur les réseaux dits sociaux pour me faire réélire, moi qui suis déjà, en tout cas à mes yeux, le nouvel Immortel de la Cinquième République.

Dans le Figaro des 18 et 19 décembre 2021, Jérôme Jaffré, citant la Fable de Jean de La Fontaine « La Chauve-souris et les deux Belettes » :

« On pense à La Fontaine : «  Je suis oiseau, voyez mes ailes, je suis souris, vivent les rats. »

Où vont les soignants de nos hôpitaux et de nos cliniques ?

S’il en existe encore beaucoup dans notre société pour ne pas savoir où nous allons, eux le savent !

1ère, 2ème, 3ème ,4ème et 5ème vagues, avant les suivantes, faute de ne pas avoir eu le courage de déclarer la vaccination obligatoire !

Bonne année et bonne santé à eux, mais surtout bon courage !

La veille du 11 novembre, jour  de l’hommage à nos millions de morts de 14-18 

L’Alibi ou le nouveau Conte de Noël, avant l’heure !

La Fable de Jean de La Fontaine intitulée : « L’homme et son image »

« Un homme qui s’aimait sans avoir de rivaux

Passait dans son esprit pour le plus beau du monde… »

Il s’agissait du Narcisse de la mythologie qui reflétait son image dans une fontaine.

Notre Narcisse présidentiel reflétait son image dans son prompteur.

28 minutes pour répéter aux Français et aux Françaises, son JE et son NOUS, en usant de l’alibi de la Covid !

Un Président Candidat champion du mélange des genres entre sa fonction et une candidature sans le dire tout en le disant chaque jour.

La France sera-telle dupe ?

Jean Pierre Renaud

« Imprimatur » Marie Christine

Élections présidentielles 2022

Anne Hidalgo, Maire de Paris, candidate ?

Deux questions ?

            1 – Comment échapper aux fables de La Fontaine ?

            La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf ?

            Comment échapper aussi au roman d’aventure Don Quichotte de Cervantès ?

            Seule différence, et elle est de taille, Don Quichotte se contentait de brandir sa lance vers des fantômes, alors que la Maire de Paris met la capitale de la France sens-dessus dessous, au mépris des  banlieusards qui travaillent, et d’un État qui laisse faire n’importe quoi.

Avec Hidalgo, flotte petit ou grand drapeau bleu blanc rouge, à Tokyo ! Mais alors pourquoi, après avoir été naturalisée française en 1973,  a-t-elle éprouvé le besoin de demander la nationalité espagnole en 2003 ?

            2 – Qui aura le courage politique de lever le tabou de la bi-nationalité politique compatible ou non avec certaines fonctions constitutionnelles et régaliennes, le Conseil Constitutionnel ayant déjà dénommé ces fonctions les « emplois de souveraineté » ?

  La question aurait dû être posée quant à la compatibilité ou non des fonctions de Maire de la Capitale de la République Française avec un statut de bi-nationalité, question passée sous silence jusqu’à présent ?

            Autre question, Mme Hidalgo est élue Présidente : rebondissement international des  crises en Catalogne ? La nouvelle Présidente a-t-elle la qualification constitutionnelle pour prendre position ?

            L’accord de Montauban du 15 mars 2021 entre le Royaume de Madrid et la République Française sur la double nationalité n’a rien prévu à ce sujet.

La situation très récente de l’ancien Premier Ministre socialiste Valls avec un pied en Catalogne et un pied en France était déjà très étrange.

Une Sénatrice siège au Sénat en étant tri-nationale…

Coup de chaud ou de froid dans les relations franco-algériennes !

 Un citoyen franco-algérien, – marocain, ou – tunisien a-t-il la qualité constitutionnelle ou légale pour exercer les fonctions de Premier Ministre ou de Président de la République ? On les compte par centaines de milliers dans notre pays.

La loi doit enfin fixer la liste des « emplois de souveraineté » incompatibles avec la bi-nationalité.

Jean Pierre Renaud           Tous droits réservés

Paris, les élections municipales 2020, la problématique politique et institutionnelle

Élections municipales 2020

Éclairage de la problématique institutionnelle et politique parisienne
Rappel de mon analyse du 15 janvier 2020 à toutes fins de réflexion utile

« Paris 2020 »

« Paris, un autre État dans l’État »

Avec le clin d’œil littéraire de Miguel de Cervantès et de Jean de La Fontaine

Avec un clin d’œil chinois et stratégique : « La propension des choses » de François Jullien »

« Paris 2020 » « Paris, un autre Etat dans l’Etat »

Avec le clin d’œil littéraire de Miguel de Cervantès et de Jean de La Fontaine

Avec un clin d’œil chinois et stratégique : « La propension des choses » de François Jullien 

         Introduisons ce sujet austère avec un extrait de l’interview de Bruno Duteurtre (Figaro du 23 décembre 2019), sous le titre « Le cycliste n’admet aucune loi » ? Les quelques lignes de conclusion de cette interview décrivent parfaitement la situation actuelle de Paris aux prises avec la démagogie politique, mais aussi le désordre de gestion  des affaires publiques qui ont cours depuis quelques années :

« … Aujourd’hui, on détruit l’allure même des grands boulevards pour donner à la bicyclette une priorité sur tout. Et, tandis que la rue se divise en multiples voies réservées, on voit s’accroitre un « communautarisme » de la circulation où chaque tribu s’oppose aux autres dans un même ressentiment : vélos contre piétons, trottinettes contre taxis, joggers contre promeneurs. Nous voici loin du radieux « partage de l’espace urbain. »

            Les rapports de forces institutionnelles entre Paris et ses banlieues, entre la collectivité locale Paris et l’Etat ont été complètement modifiés entre l’année 1977, début du nouveau régime institutionnel parisien, et l’année 2020.      

     Les principaux facteurs de cette évolution en sont l’émergence d’une écologie qui se veut parisienne, la « méthode » Hidalgo qui n’a plus rien à voir avec la « méthode » Chirac, le règne de la Com’, et des nouveaux réseaux sociaux dont les sources sont souvent parisiennes, avec l’écho continu donné à l’accueil des étrangers,  et pourquoi ne pas le dire, un affaiblissement de l’État régalien dans la capitale.

            Dans la capitale, la relation Ville-Etat manque de plus en plus de clarté, et seuls quelques initiés peuvent en déterminer les champs et les compétences.

            Le « Paris Bobo » que je décrivais brièvement, il y a quelques mois, sur ce blog, n’a pas battu des records de propreté, de bonne gestion de l’espace public – voir les trous partout, le désordre des vélos et des trottinettes sur nos trottoirs, avec morts et blessés -, les excès de vitesse permanents des véhicules dans nos rues, alors que la municipalité se pique quotidiennement de vouloir diminuer la pollution causée par la circulation.

            Les conditions de circulation, de livraison, et de stationnement, des véhicules et des camions sont à revoir complètement, avec des vitesses limitées et signalées, sous le contrôle de caméras et de radars, là où cela est nécessaire.

        Plus grave encore, comment ne pas constater la dégradation continue de la « tranquillité publique », alors que la municipalité se rallie enfin, pour des raisons « électorales », à la création d’une police municipale ?

     L’État doit faire prévaloir dans notre capitale, qui  abrite les institutions de la République et les représentations diplomatiques étrangères, la préoccupation numéro 1 de l’ordre public.

        Pour un ancien acteur des services de l’État à Paris, il est difficile de ne pas se poser la question de l’« empiètement » continu de la collectivité publique « locale » sur les pouvoirs de l’État dans la capitale.     

       La nouvelle configuration institutionnelle des années 80 posait déjà de redoutables problèmes de cohabitation, de coopération, et naturellement de conflit de pouvoir avec l’Etat, mais tout a changé.

       Le « système parisien » tel que je le décrivais était doté d’une puissance politique exceptionnelle, à laquelle Chirac ajouta un volet de Com’ » à la « papa » qui n’avait rien à voir avec la « Com’ » du jour, grâce aux réseaux sociaux et aux nouvelles Tech. (« Paris un Etat dans l’Etat »(1993) – « La méthode Chirac  »(1997).

            Au cours des dernières années, et sous réserve d’un audit sérieux, il semble que la majorité municipale actuelle de gauche de type « Bobo », une gauche de marque « libertaire », mâtinée de grand capitalisme international et d’associations multiculturelles en tout genre et sans contrôle, ait de plus en plus imposé ses manières de gestion politique et ses pouvoirs à l’Etat.

       C’est en tout cas l’impression générale que la gestion municipale actuelle laisse à l’observateur, un parti-pris multiculturel très gaillard qui échappe  de plus en plus au passé national de notre capitale, la recherche avant tout du bonheur d’une intelligentsia de plus en plus influente, sachant fort bien utiliser les pouvoirs des nouvelles Tech, et donnant les quelques gages d’ouverture sociale qui conviennent à une majorité municipale de gauche.

             Après la « caste «  de la « chiraquie », une autre « caste » ?

            La majorité municipale a en effet forcé la note,  en pratiquant une politique d’accueil laxiste des migrants étrangers, femmes ou mineurs isolés, souvent clandestins, et en menant une politique très coûteuse de diversification sociale en matière de logement, deux axes qui ont eu pour résultat d’aggraver l’insécurité des parisiens et d’alourdir très sérieusement la dette de la collectivité parisienne, c’est-à-dire celle du contribuable parisien, plus de 7 milliards d’euros.

           Avec ce lourd héritage de la dette, il est évident que l’avenir de la Ville est déjà lourdement hypothéqué. Traditionnellement, la Ville de Paris bénéficiait d’une dette faible due en grande partie  au trésor de guerre que constituait sa richesse économique et fiscale, comparée à celle des grandes villes de banlieue, ce qui n’est plus le cas : cette situation constitue une grave hypothèque sur les investissements à venir.

            Dans le domaine du logement et de la spéculation immobilière, il n’y a guère d’autre solution que la limitation ou le contrôle des acquisitions par  l’étranger, et l’interdiction absolue de donner une vocation hôtelière aux appartements.

            L’impression aussi de l’amateurisme nouveau de la gestion municipale, à voir la façon dont le Vélib a été géré, l’incursion anarchique des trottinettes, les chantiers ouverts  partout, l’organisation des journées sans voiture, sans que la Ville fasse le nécessaire pour que les contrôles d’accès soient effectués dans les conditions légales exigées…

         Amateurisme d’autant plus surprenant que la Ville dispose de services traditionnellement puissants et compétents, et d’autant plus encore que les services des cabinets des élus sont pléthoriques.

        Le dossier des relations entre une collectivité locale qui a la chance d’être le siège  des grandes institutions de la République Française et l’État doit être rouvert, afin de trouver, non pas un équilibre, mais une nouvelle configuration entre les deux pouvoirs adaptée au temps présent.

Relations entre la Ville de Paris et les Banlieues

         Au fil des années, et compte tenu de sa ligne Bobo, la commune de Paris a tendance à considérer qu’elle peut exercer tous les pouvoirs,  sans se soucier des habitants des Banlieues, notamment en ce qui concerne la circulation, l’accès ou la traversée de la capitale, et le stationnement, quel que soit le motif du déplacement, alors que cette fréquentation s’effectue généralement au profit de Paris.

         « L’octroi Hidalgo » ! Est-ce du social ? Non, trois fois  non ! La création de nouveaux « octrois » comme il en existait sous la monarchie !

       L’équipe municipale actuelle rétablit de nouveaux octrois pour accéder à Paris, la tranquillité d’un Paris Bobo privilégié étant assurée au détriment des habitants de banlieue dont le niveau de vie est inférieur à celui des Parisiens, qui viennent travailler dans la capitale, un comble pour une équipe municipale de gauche !

       La Ville a « privatisé » à son profit les « voies sur berge », entrées en quelque sorte dans le domaine privé de la capitale, sans que, ni l’Etat, ni les collectivités voisines, ne puissent s’y opposer ( ?) et trouver un accord évitant leur neutralisation permanente, sous l’étendard ambigu du CO2.

        En ce qui concerne les relations institutionnelles entre Paris et ses banlieues, l’évolution passée n’a pas brillé par sa simplicité et sa clarté : le mille-feuille de l’agglomération parisienne s’est enrichi d’une couche nouvelle avec une métropole dont personne ne saisit l’utilité entre les départements et la région Ile de France.

       La situation actuelle de Paris et de l’agglomération parisienne n’a plus rien à voir avec celle des années 70-80, notamment dans le domaine de la paix civile : l’équipe municipale actuelle gère ses relations avec l’État en tentant en permanence de faire porter le chapeau à l’État, alors que c’est elle qui prend les initiatives déstabilisantes.

Avant d’être une collectivité locale, Paris est la capitale de la République Française !

Point à la ligne républicaine !

&

Un clin d’œil littéraire binational

Avec  Miguel de Cervantès Saavedra dans « L’ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche » et Sancho Panza

Avec Jean de La Fontaine dans la fable « La grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf »

            Dans une fable relativement brève, Jean de La Fontaine décrit l’ambition de la grenouille à vouloir « égaler l’animal en grosseur »

            Disant : « Regardez bien, ma sœur,

          Est-ce assez ? Dites-moi : n’y suis-je pas encore ?

          Nenni.- M’y voici donc ?- Point du tout.- M’y voilà ?

       Vous n’en approchez point. » La chétive pécore s’enfla si bien qu’elle creva.

            Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :

       Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs,

       Tout petit Prince a des Ambassadeurs,

            Tout Marquis veut avoir des Pages. »

&

Dans son récit plein d’aventures avec ses deux héros, Don Quichotte et Sancho Panza, (chapitre XLII, page 842, Garnier Frères-1961), Don Quichotte donne de précieux conseils à son ami Sancho Panza qui vient d’être nommé gouverneur d’une île :

            « Premièrement, ô mon fils, garde la crainte de Dieu, car dans cette crainte est la sagesse, et, si tu es sage, tu ne tomberas  jamais dans l’erreur.

            Secondement, porte toujours les yeux sur qui tu es, et fais tous les efforts possibles pour te connaître toi-même : c’est la plus difficile connaissance qui se puisse acquérir. De te connaître, il résultera que tu ne t’enfleras point comme la grenouille qui veut s’égaler au bœuf. »

&

Un clin d’œil stratégique et chinois avec le sinologue François Jullien dans la « La propension des choses » « Pour une histoire de l’efficacité en Chine »

            Dans ce livre, François Jullien décrit le processus stratégique qui découle des concepts de « disposition » et de « propension des choses », une thématique familière à la pensée chinoise.

            « Le potentiel naît de la disposition (p,25)

            « … tout l’art de la stratégie peut être réexprimé plus précisément à travers lui : dire que l’ « adresse » à la guerre « repose sur le potentiel né de ladisposition » (che) signifie que le stratège doit viser à exploiter à son avantage, et selon leur maximum d’effet, les conditions rencontrées. Comme image idéale de ce dynamisme découlant de la configuration qu’il faut capter, celle du cours d’eau : si l’on ouvre une brèche à de l’eau accumulée en hauteur, celle-ci ne peut que se ruer vers le bas ; et dans son élan impétueux, elle charrie jusqu’aux galets. Deux traits caractérisent, à partir de là un telle efficience : d’une part, elle n’advient qu’à titre de conséquence, impliquée par une nécessité objective ; et, de l’autre, elle est irrésistible, compte tenu de son intensité » (p,25,26)

Tout au long d’une longue histoire, et de nos jours encore, la position de Paris, continue à illustrer, à l’évidence, la configuration stratégique d’une  « disposition » exceptionnelle à la « propension des choses » née de son « potentiel », telles que l’auteur les décrit.

                  Jean Pierre Renaud   –  Tous droits réservés

« La fin des terroirs » Deuxième partie « Les agents du changement » (Suite)

« La fin des terroirs » Eugen Weber

Deuxième Partie

Les agents du changement (p,237) (Suite)

     « Les prêtres et le peuple » (Chapitre XX, page 427)

       Il s’agit d’un chapitre difficile à résumer, fusse en retenant quelques- unes des citations qui pourraient en donner la couleur, et sauf à dire qu’à la fin du siècle la querelle entre cléricaux et anticléricaux parait dominer le sujet.

       L’auteur cite en début de chapitre une strophe de La Fontaine :

      « Un mort s’en allait tristement       Un curé s’en allait gaiement

      S’emparer de son dernier gîte         Enterrer ce mort au plus vite »

     « Ainsi chantait La Fontaine, avec son sens habituel des réalités populaires. Nous ne pouvons pas savoir exactement quel genre de religion avait commencé à décliner. Mais nous pouvons dire que le rôle déclinant de ses représentants était évident et bienvenu. La sympathie pour les hommes d’habit était soit tiède, soit nulle. Le bon prêtre charitable et affable, que nous rencontrons occasionnellement dans les romans du XIX°siècle, n’a trouvé aucune place dans la sagesse populaire, qui n’offre aucun proverbe célébrant le clergé, mais des douzaines de critiques de ses membres. »

    « En 1899, comme l’admettait la Revue du clergé français, le clergé représentait aux yeux du public la réaction, le conservatisme et l’esprit rétrograde. » (p431)

    « L’école devenant un rival de plus en plus dangereux, le langage fut amené à jouer un rôle nouveau dans le combat prêtre-instituteur. Le prêtre était désigné ou se désignait lui-même comme un défenseur du parler local ; et ceci, tout simplement pour s’opposer d’abord au français de l’instituteur mais aussi parce qu’il aidait à préserver la foi de la subversion. » (p,433)

    « Les politiques menées par les cléricaux et les anticléricaux touchèrent ainsi indirectement l’esprit populaire. Elles contribuèrent à saper la tradition et à faire disparaître des pratiques qui faisaient partie de la vie depuis des siècles. Mais les arguments politiques tels qu’ils étaient développés dans les villes ne convaincraient ni ne pouvaient convaincre les campagne tant que la mentalité rurale n’était pas passée sur la même longueur d’ondes que celle des citadins. Cela allait prendre du temps. » (p435)

      Résultat : « Dans les années précédant la Première Guerre mondiale, comme le notait un prêtre, « dans les villes (les gens) se réveillent à nos idées (alors que) nos paysans deviennent de plus en plus païens. » (p443)

Jean Pierre Renaud – Tous droits réservés

Humeur du jour « Adieu, veau, vache, cochon, couvée » !

« La laitière et le pot au lait »

Une fable qui se répète pour l’agriculture française ?

           Contrairement  à ce qu’écrivait La Fontaine, en moquant les « innocents », nos agriculteurs n’ont pas rêvé de châteaux en Espagne, et encore moins en Grèce, l’objet de toutes les attentions de nos gouvernants !

            Dernier plan d’aide à la Grèce : 86 milliards d’euros, alors que la France montre, avec l’Europe, son incapacité à sortir son agriculture de l’ornière !

            Hollande et ses ministres, les exécutifs européens et leurs ministres ont passé des nuits d’insomnie pour mettre un terme, provisoire ou non, à la crise grecque.

            Ont-ils fait la même chose pour l’agriculture européenne qui est un des atouts traditionnels de la plupart de nos pays ? Non !

            Comment voulez-vous que les agriculteurs de France et d’Europe aient confiance dans des institutions européennes qui ont perdu le contact de la terre, une Europe de technocrates plus à l’aise dans les antichambres et les salles de conférence climatisées que dans les écuries et les étables.

            La fable de La Fontaine a conservé toute son actualité, car c’est à croire qu’en investissant, en travaillant dur, nos agriculteurs ont rêvé, non pas de châteaux en Espagne, mais en Grèce.

            Autres châteaux ? Rêve ou cauchemar ?

            Est-ce que par hasard, avec la crise grecque, le Président n’a pas fait un exercice d’anticipation (un kriegspiel de crise comme les aiment les stratèges en chambre) : que se passerait – il, dans le cas de la France, s’il advenait qu’un coup de grisou monétaire international, une hausse des taux d’intérêt, mettait à mal les finances de la France, incapable de rembourser une dette qui dépasse largement les 2 000 milliards d’euros, et qui continue à croître inexorablement ?

Avec La Croix et La Fontaine et sa « patte blanche », un exemple de bidouillage historique et culturel

Avec La Fontaine, un exemple de bidouillage historique et culturel !

Eté La Croix des 11 et 12 juillet 2015

Les expressions de La Fontaine (1/8)

« … Chaque semaine, « La Croix » vous invite à les revisiter »

Montrer patte blanche
« Le Loup, la Chèvre et le Chevreau »

           La journaliste nous trousse un gentil petit commentaire sur cette fable, mais avant tout sur l’expression « Montrer patte blanche »

         Elle nous propose une interprétation de type idéologique et anachronique qui est bien dans l’air du temps, parce qu’elle renvoie à une autre expression du grand fabuliste : « …Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés… » ( dans « Les animaux malades de la peste », une sorte de nouvelle peste idéologique et anachronique, pour le moment, plus anodine que celle décrite par Camus.
            Et pour que le lecteur comprenne bien le sens de son propos, elle l’illustre par  la citation ci-dessous de M.Metin Arditi :

         « Avant l’arrivée de populations noires, avant le délit de faciès, déjà notre « grand poète » nous inocule le poison. Montrer patte blanche… Et pourquoi pas noire, je vous prie ? Attention, danger, les fables de La Fontaine sont d’une telle élégance… L’indicible s’y glisse comme vers… dans la pomme. »

         Avez-vous bien lu : «… nous inocule le poison. »« L’indicible s’y glisse… » ?

         Diable ! Sommes-nous encore dans la littérature et dans l’histoire ?

          Je demanderais volontiers à la journaliste combien de noirs le bon La Fontaine a pu rencontrer, au XVIIème siècle, au cours de sa vie.

             Au rythme annoncé de huit épisodes, la congrégation des Assomptionnistes ( propriétaire du journal ) a du souci à se faire pour mettre à jour tous les rituels de l’Eglise catholique, apostolique, et romaine, avec comme prochain chantier, la fête de l’Assomption de la Vierge, le 15 août 2015 : plus de lumière, plus de blanc !

Jean Pierre Renaud